De l’art de se documenter avant d’écrire une fiction…

De l’art de se documenter avant d’écrire une fiction…

© Racool studio

Ça y est, je me suis encore fait avoir… Allez, j’avoue, j’étais d’accord 😀

J’ai vu passer un appel à textes fantastiques sur le moyen âge, une période que je n’avais pas approchée depuis… un temps certain.

C’est l’occasion de m’y replonger ! me dis-je avec une touchante naïveté. Et hop ! me voilà partie chez mon libraire, comme si je n’avais pas déjà une flopée de bouquins sur le moyen âge à la maison et tout Wikipédia en ligne…

Tout m’afflige et me nuit et conspire à me nuire : la Librairie du cyprès, à côté de chez moi, est une très bonne maison où l’on trouve tout. Après deux heures de flânerie heureuse dans les rayons où je n’avais rien à chercher (c’est là qu’on trouve les documents les plus intéressants…), et de nombreuses hésitations existentielles, je suis ressortie avec le premier volume d’une histoire de France qui en comporte quatre sur le moyen âge. 780 pages écrites en Times 10.

La semaine suivante, après avoir fini le bouquin absolument passionnant (avec des extraits de textes de Grégoire de Tours et la cantilène de Sainte Eulalie, sans parler d’un étonnant « atelier de l’historien » où l’on vous dit tout sur la crise iconoclaste : un régal), même combat, même défaite, deuxième volume, 900 pages, cette fois.

Sans compter que j’ai retrouvé dans ma bibliothèque un opuscule obscur rédigé par une charmante grand-mère de ma famille, chercheuse émérite au CNRS, chartiste et médiéviste, dans lequel elle raconte des anecdotes surprenantes et inspirantes sur un certain moine dont je tairai le nom. Et me voilà sur Gallica en train de chercher (et de trouver) la vie dudit moine traduite en français moderne au XIXe siècle, pleine de détails croustillants et religieux sur la vie quotidienne au XIIe siècle.

Bref, vous m’avez comprise : TMI, too much information, comme disent les États-Uniens. Sachant que je ne suis même pas certaine d’écrire une ligne pour cet AT…

Mais après tout qu’importe ?

Et vous, ça vous arrive aussi de vous laisser emporter par votre documentation ?

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